- Tirée de Gotō egenGotō egen (1252) (Le Compendium des Cinq Lampes) de Daisen Fusai.
Ummon BunʼenYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. était disciple de Bokushū DōmyōMuzhou Daoming (780–877), disciple de Huangbo Xiyun. et de Seppō GisonXuefeng Yicun (822–908), disciple de Deshan Xuanjian.. Bien qu’il ait connu l’éveil pour la première fois avec BokushūMuzhou Daoming (780–877), disciple de Huangbo Xiyun., il est généralement reconnu comme un disciple de SeppōXuefeng Yicun (822–908), disciple de Deshan Xuanjian.. Il venait de l’ancien Jiaxing (situé à mi-chemin entre les villes modernes de Shanghai et de KōshūHangzhou Duofu (n.d.), disciple de Zhaozhou Congshen.). Dans sa jeunesse, il devint moine auprès d’un maître vinayavinaya
Première « corbeille » (piṭaka) du Canon, regroupant tous les textes de discipline à l’usage des bhikṣu. nommé Zhicheng. Après avoir été l’assistant de ce maître pendant de nombreuses années, UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. quitta le Vinaya pour étudier auprès de Bokushū DōmyōMuzhou Daoming (780–877), disciple de Huangbo Xiyun..
Quand BokushūMuzhou Daoming (780–877), disciple de Huangbo Xiyun. entendit UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. arriver, il ferma la porte de sa chambre. Quand UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. frappa à la porte, BokushūMuzhou Daoming (780–877), disciple de Huangbo Xiyun. demanda :
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Qui est-ce ?
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C’est moi, répondit UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun..
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Que veux-tu ?
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Je ne suis pas au clair à propos de ma vie. J’aimerais que vous me donniez quelques instructions, dit UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun..
BokushūMuzhou Daoming (780–877), disciple de Huangbo Xiyun. ouvrit la porte et, dès qu’il vit UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun., la referma.
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. revint trois jours d’affilée, frappant à la porte et se la voyant refermer à chaque fois. Le troisième jour, lorsque BokushūMuzhou Daoming (780–877), disciple de Huangbo Xiyun. ouvrit, UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. enfonça son pied dans l’embrasure de la porte.
BokushūMuzhou Daoming (780–877), disciple de Huangbo Xiyun. attrapa UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. et cria « Parlez ! Parle ! »
Alors que UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. commençait à parler, BokushūMuzhou Daoming (780–877), disciple de Huangbo Xiyun. le repoussa et dit : « Trop tard ! »
BokushūMuzhou Daoming (780–877), disciple de Huangbo Xiyun. claqua alors la porte, ce qui coinça le pied de UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. et le cassa. À ce moment, UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. connut l’illumination.
muzhou demanda à UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. de se rendre auprès de SeppōXuefeng Yicun (822–908), disciple de Deshan Xuanjian.. Lorsque UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. arriva dans un village situé au pied du mont Xue, il rencontra un moine.
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. lui demanda : « Tu vas retourner au temple aujourd’hui ? »
« Oui. » répondit le moine.
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. lui dit : « Voudrais-tu bien poser une question à l’abbé, mais sans lui dire qu’elle ne vient pas de toi. »
Le moine accepta et UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. poursuivit : « Quand tu seras au temple, attends le moment où tous les moines se seront rassemblés et où l’abbé sera monté sur son estrade. Puis avance, lève les mains et dis : “Il y a une_cangue_[1] en fer sur la tête de ce vieux bonhomme. Pourquoi ne pas l’enlever ?” »
Le moine fit ce que UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. lui avait demandé.
Quand SeppōXuefeng Yicun (822–908), disciple de Deshan Xuanjian. vit le moine agir ainsi, il descendit du siège, attrapa le moine et lui dit : « Parle ! Parle ! »
Le moine ne sut que répondre.
SeppōXuefeng Yicun (822–908), disciple de Deshan Xuanjian. le repoussa et dit : « Ce n’était pas ton discours. »
« C’était le mien ! » protesta le moine.
SeppōXuefeng Yicun (822–908), disciple de Deshan Xuanjian. demanda qu’on lui amène une corde et un bâton [pour attacher et battre le moine].
Le moine lui dit : « Ce n’était pas ma question ! C’était celle d’un moine, au village. »
SeppōXuefeng Yicun (822–908), disciple de Deshan Xuanjian. dit : « Moines ! Allez au village et accueillez dignement celui qui aura cinq cents disciples. »
Le lendemain, UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. vint au monastère.
Quand SeppōXuefeng Yicun (822–908), disciple de Deshan Xuanjian. le vit, il lui dit : « Comment se fait-il que tu sois arrivé ici ? »
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. baissa alors la tête. C’est ainsi que l’affinité entre SeppōXuefeng Yicun (822–908), disciple de Deshan Xuanjian. et UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. s’est créée.
Le jour où UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. entra pour la première fois dans la salle en tant qu’abbé, le gouverneur de KōshūGuangzhou Zhidao (n.d.). vint en personne et lui dit : « Je vous demande de me prodiguer votre précieux enseignement ».
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. lui répondit : « Il n’y a rien de spécial à dire. Il vaut mieux que je ne parle pas et ainsi que j’évite de vous tromper. Je suis désolé d’avoir déjà joué le rôle d’un vieux renard rusé pour vous tous. Si un homme lucide me voyait là, maintenant, je serais l’objet de ses rires.
« Mais puisque je ne peux éviter de prendre la parole, alors je vous poserai à tous la question : dès le commencement, quel est le problème ? Qu’est-ce qui vous manque ? Je n’ai rien à dire. Il n’y a rien à voir. Vous devez vous en sortir tout seul. Et ne me posez pas de questions stupides. Mon esprit, il n’y a qu’un brouillard noir. Demain et après-demain, il y aura beaucoup d’affaires à régler. Si vous êtes disposé à rester ici et à ne pas retourner à vos vies habituelles, à vous occuper des portes et des jardins construits par les anciens, à quoi bon tout cela ? Vous chercher à comprendre ? C’est simplement dû à votre bourbier d’illusions, accumulées depuis des kalpas innombrables. Vous entendez quelqu’un vous donnez une explication et cela vous fait douter, alors vous posez des questions sur Bouddha et sur les Patriarches, vous allez fouiller à gauche et à droite. Et en cherchant une solution, vous vous laissez attraper par les choses. Cet esprit inquiet est loin du compte. Il est toujours pris dans les mots et les phrases. Ce dont vous avez besoin,n’est-ce pas l’esprit non intentionnel ? Ne faites pas d’erreur pas sur ce point. Il n’y a plus rien à dire. Faites attention ! »
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. s’adressa aux moines en ces termes : « Pourquoi venez-vous tous errer par ici, à la recherche de quelque chose ? Je ne sais que manger et chier. À quoi bon expliquer autre chose ?
« Vous avez fait des pèlerinages de tout côté, vous avez étudié le zen et vous vous êtes renseignés sur la Voie. Mais je vous demande, qu’avez-vous appris dans tous ces endroits ? Voyons voir et vérifions ! Au milieu de tout cela, qu’a obtenu le maître de votre maison ? Vous avez traîné derrière de vieux camarades, vous avez attrapé ce qu’ils ont déjà mâché et recraché, puis vous l’avez appelé “ma maison”. Vous dites alors : “Je comprends le Zen” ou “Je comprends la Voie”, et même si vous pouvez réciter tout le canon bouddhiste, qu’allez-vous en faire ?
« Les anciens ne savaient pas quand s’arrêter. Ils vous voyaient courir de partout et quand ils disaient “bodhibodhi
Au sens originel : expérience vécue par un être lorsqu’il met fin à l’ignorance (avidyā) et se libère définitivement du saṃsāra.” et “nirvana”, ils vous étouffaient et vous poignardaient. Puis quand ils ont vu que vous n’avez pas compris, ils ont dit “pas de bodhibodhi
Au sens originel : expérience vécue par un être lorsqu’il met fin à l’ignorance (avidyā) et se libère définitivement du saṃsāra.” et “pas de nirvana”. Il aurait dû être clair dès le départ que cela ne fait que tourner en rond ! Et maintenant, vous cherchez des commentaires et des explications !
« Vous qui agissez ainsi, vous détruisez notre école. Où tout cela vous a-t-il mené ?
« Quand je faisais des pèlerinages, il y avait des personnes qui me donnaient des explications. Elles étaient bien intentionnées. Mais un jour, j’ai vu à travers ce qu’elles disaient. Elles sont la risée de tous. Si je vis encore quelques années, j’irais casser les jambes de ceux qui détruisent notre école ! Aujourd’hui, il y a beaucoup de circonstances auxquelles se mêler. Pourquoi n’y êtes-vous pas ? Quel bout de merde séchée cherchez-vous ici ? »
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. descendit alors de son estrade et chassa les moines de la salle avec ses assistants.
On se souvient de UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. pour ses « barrières d’un mot » laconiques.
Un moine demanda : « Qu’est-ce que le zen ? »
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. répondit : « Oui. »
Le moine : « Qu’est-ce que la Voie ? »
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. : « Atteindre. »
Un moine demanda : « Si les parents ne le permettent pas, alors on ne peut pas quitter la maison. Comment peut-on quitter la maison ? »
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. répondit : « Peu profond. »
Le moine : « Je ne comprends pas. »
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. : « Profond. »
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. dit à la congrégation : « Jour après jour, vous allez et venez sans cesse en posant des questions. Si vous deviez traverser une rivière, comment le feriez-vous ? »
Un résident de longue date du monastère répondit : « Pas. »
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. fut très satisfait de cette réponse.
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. a dit : « Une vraie personne de la Voie peut parler du feu sans se brûler la bouche. Elle peut parler toute la journée sans bouger les lèvres ou prononcer un seul mot. Toute la journée, elle se contente de porter ses vêtements et de manger sa nourriture, mais n’entre jamais en contact avec un seul grain de riz ou un seul fil de tissu.
« Lorsque nous parlons de cette manière, c’est tout simplement la manière de notre école. Elle doit être présentée ainsi pour être réalisée. Mais si vous rencontrez un vrai moine en kesa de notre école et que vous essayez d’en révéler l’essence par des mots, vous perdrez votre temps. Même si vous obtenez une grande compréhension par le biais d’un seul mot, vous n’aurez fait que somnoler ».
Un moine demanda : « Quelle est la signification de “Tous les dharmas sont le bouddhadharma” ? »
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. répondit : « Les mamies de la campagne se pressent sur la route. »
Le moine : « Je ne comprends pas. »
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. : « Tu n’es pas le seul. Beaucoup d’autres ne comprennent pas. »
Un moine demanda : « Comment doit-on agir chaque heure du jour pour que les Patriarches ne soient pas trahis ? »
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. répondit : « Abandonne tes efforts. »
Le moine : « Comment devrais-je renoncer à mon effort ? »
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. : « Abandonne les mots que tu viens de prononcer. »
Un jour, UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. frappa avec son bâton un pilier dans la salle des moines en disant : « Les trois véhiculestrois véhicules
Trois moyens de parcourir la Voie : celui des auditeurs, des bouddhas-pour-soi et des bodhisattvas. et les douze collectionsdouze collections
La totalité des écritures bouddhistes, classées en douze catégories. parlent-elles ? »
Il se répondit alors à lui-même : « Non, elles ne parlent pas. »
Puis il cria : « Bah ! Un esprit de renard sauvage ! »
Un moine demanda : « Que veut dire le maître ? »
UmmonYunmen Wenyan (864–949), disciple de Xuefeng Yicun. : « M. Zhang boit le vin et M. Li est ivre. »
Forme de supplice similaire au pilori : deux pièces de bois ou de métal enserrent le cou du supplicié. Contrairement au pilori, elles ne sont attachées à aucun point fixe.
Source
Andrew E. Ferguson, Zen's Chinese heritage, 2000, ISBN 0-86171-163-7 978-0-86171-163-5.